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CAN 2012 : Le Gabon bat le Maroc et se qualifie pour les quart.
Le Gabon s'est qualifié vendredi pour les quarts de finale de la CAN au terme d'un match fou où mené pendant 50 minutes, il a renversé le match en 2 minutes face au Maroc (2-1), avant de se faire rejoindre à la 91ème puis d'arracher la victoire (3-2) sur coup franc (98ème). Symbole de cette folie: les stadiers ont eu toutes les peines du monde à éviter une invasion du terrain après le deuxième but gabonais, le président Ali Bongo Ondimba demandant aux supporteurs de regagner leurs places avec de grands gestes ! Le speaker a aussi multiplié les appels au calme afin de " ne pas pénaliser l'équipe du Gabon " lors du penalty sifflé contre le Gabon. Venu avec des grandes ambitions, le Maroc qui a pourtant montré de belles phases de jeu, quitte la compétition comme le Sénégal avec deux défaites en deux matchs. Les hommes d'Eric Gerets, qui avait laissé Marouane Chamakh sur le banc, avaient bien commencé le match faisant taire le public grâce à un but de toute beauté à la 25ème. Younes Belhanda, tel un meneur de basket-ball NBA, indiquait une direction à gauche mais effectuait une passe au cordeau dans l'axe à destination du capitaine Houssine Kharja qui éliminait Mouele en se retournant et logeait dans le ballon dans les filets. L'entrée de Daniel Cousin à la pause semblait galvaniser les Panthères. A force de pousser, les Gabonais obtenaient leur récompense: Pierre Emerick Aubameyang crucifiait Lamyaghri d'une volée à la 77ème. Deux minutes plus tard, Cousin héritait d'un ballon dans la surface et se retournait pour marquer d'une frappe dans le coin droit du but. 2-1, Les 40.000 spectateurs pensaient la victoire acquise mais c'était sans compter sur un penalty pour une main de Mouele. Kharja montrait son calme pour signer son 3e but, douchant une nouvelle fois les spectateurs à la 91ème. Cette fois-ci, le public croyait le match terminé mais se trompait encore. Sur coup franc, le vétéran Bruno Zita Mbanangoye, qui joue sa troisième CAN, offrait au bout du temps réglementaire, la victoire au Panthères. De la folie pure. Renversant. Les deux pays hôtes, Gabon et Guinée équatoriale seront en quarts.

La Chine cimente ses amitiés africaines en offrant un nouveau siège à l'UA
S'élevant au dessus de tous les autres bâtiments d'Addis Abeba, nimbé dans le brouillard de la pollution urbaine, le nouveau siège de l'Union africaine (UA), bâti, offert par la Chine et inauguré samedi, symbolise la montée en puissance chinoise sur le continent. Le cadeau de Pékin montre également que les autorités chinoises ne veulent plus paraître se concentrer uniquement sur l'exploitation des matières premières, la construction d'infrastructures et les relations bilatérales en Afrique, relèvent les experts. "La Chine est toujours apparue moins apte à dialoguer avec les régions et les organisations continentales", relève Alex Vines, directeur pour l'Afrique au centre londonien d'études de Chatham House. "La construction du bâtiment de l'UA prend de façon spectaculaire le contre-pied de cette impression", ajoute-t-il. La Chine a investi 200 millions de dollars (154 M EUR) pour ériger le bâtiment de 99,9 mètres de haut et de trente étages, le plus élevé de la ville selon ses concepteurs. Les Chinois ont payé jusqu'au mobilier, fourni la plus grande partie du matériel de construction, et mobilisé une équipe de 1.200 ouvriers chinois et éthiopiens qui se sont relayés depuis janvier 2009 afin de terminer l'ouvrage dans les temps. Le site, avec ses trois centres de conférences, ses bureaux pour 700 personnes, son héliport et sa statue en bronze de Kwame Nkrumah, ancien président du Ghana et chantre de l'unité africaine, sera inauguré samedi par le dignitaire chinois Jia Quinglin, avant d'héberger le 18e sommet de l'UA dimanche et lundi. Le commerce entre la Chine et l'Afrique a grimpé pour sa part aussi vite que le siège de l'UA en construction. Il s'est élevé à 120 milliards de dollars en 2011 (93 mds EUR) contre 20 mds USD (15,45 mds EUR) dix ans plus tôt. Matières premières Si la Chine a commencé à envoyer il y a 60 ans des ouvriers construire des routes et des voies ferrées en Afrique, c'est depuis 15 ans que la puissance asiatique y a investi massivement, essentiellement pour s'attirer les matières premières nécessaires à son envolée économique. Un Forum de partenariat Chine-Afrique se réunit tous les trois ans depuis 2001, avec 10 milliards de dollars de prêts promis par Pékin lors de la dernière édition en 2009. La Chine ne se fait pas d'illusion sur l'influence réelle de l'UA, souvent paralysée par les divergences entre ses 54 Etats membres. "La Chine entretient de très bonnes relations avec l'UA, mais (...) elle sait que cette organisation est relativement dépourvue de pouvoir et qu'elle a du mal à prendre des décisions", relève Jean-Pierre Cabestan, professeur de sciences politiques à l'Université baptiste de Hong Kong. Pour autant, les Chinois ont mesuré l'importance qu'il y a à investir dans la stabilité politique du continent, au delà des relations strictement économiques. "La Chine a recalibré la façon dont elle voit l'Afrique. Je crois que le printemps arabe, et notamment la (révolution en) Libye, n'avait pas été prévu par la Chine", estime M. Vines. Pékin a déjà promis en décembre dernier 4,5 millions de dollars (3,5 M EUR) à la force de paix de l'UA qui protège les institutions de transition somaliennes contre les islamistes shebab. La Chine a également apporté une contribution de poids aux missions de paix des Nations Unies au Soudan et au Burundi, selon l'organisation non gouvernementale Safeworld. Quant à l'UA, elle ne peut que se féliciter de trouver un nouveau mécène, en particulier depuis l'inconnu suscité par la chute de Mouammar Kadhafi en Libye et de Hosni Moubarak en Egypte, deux pays qui contribuaient jusqu'à présent au budget de l'organisation à hauteur de 15% chacun, selon les chiffres officiels. Pour le coordinateur du projet immobilier, l'Ethiopien Fantalun Michael, les nouveaux bâtiments permettront à l'UA d'accueillir des manifestations internationales de premier plan, de donner une meilleure image de l'Afrique et de cimenter l'amitié sino-africaine. "C'est le témoignage que cette relation se poursuivra encore longtemps", se réjouit-il.

Des milliers d'Egyptiens de nouveau mobilisés contre l'armée
Des milliers d'Egyptiens convergeaient vendredi vers la place Tahrir au Caire pour réclamer le départ des militaires au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak il y a bientôt un an. Après la prière hebdomadaire de la mi-journée, des marches sont parties des différentes mosquées du Caire pour rejoindre la célèbre place, épicentre de la révolte populaire de janvier-février 2011. "A bas le pouvoir militaire!", criaient les manifestants venus de la mosquée Istiqama à Gizeh. "La légitimité vient de la place", scandaient-ils en tapant des mains et en agitant des drapeaux. Sur la place Tahrir, des milliers d'Egyptiens se sont réunis pour la prière parmi les tentes des centaines de personnes qui campent depuis mercredi, date anniversaire du début du soulèvement qui a mis fin à trois décennies de règne de M. Moubarak. L'imam chargé de conduire cette prière, Cheikh Mazhar Mazhar Shahin, a affirmé que si la révolte avait conduit à des réalisations notables, le chemin vers un Etat démocratique était encore long. "Le peuple est descendu (dans la rue) le 25 janvier 2011 pour réclamer la liberté, la justice, la dignité et la fin d'un régime répandant la corruption sous toutes ses formes", a-t-il rappelé à la foule. "Il a réussi à faire tomber la tête du régime en seulement 18 jours et à mettre des symboles derrière les barreaux. Néanmoins, la révolution n'a pas atteint tous ses objectifs et c'est ce qui conduit le peuple à descendre de nouveau dans la rue pour ce premier anniversaire", a-t-il ajouté. L'élection présidentielle prévue avant juillet La journée de vendredi a été placée sous le slogan "de la fierté et de la dignité" par les dizaines de groupes pro-démocratie à l'initiative de la mobilisation. Des manifestations doivent également avoir lieu dans d'autres villes du pays, en particulier à Alexandrie (nord) et à Suez (nord-est). Les Frères musulmans, grands vainqueurs des récentes élections législatives, occupaient une partie de la place Tahrir, où l'ambiance était plutôt à la fête. Plus loin, les slogans étaient résolument contre le pouvoir militaire, et nettement moins euphoriques. "Aucun des objectifs de la révolution n'a été réalisé. Qu'est-ce qu'ils fêtent?", s'interrogeait Fahd Ibrahim, un manifestant. "Nous voulons aussi faire avancer les objectifs de la révolution. Nous voulons la même chose, mais chacun prend une route différente", insistait Essam Elsawy, un membre de la confrérie. Les manifestants réclament tous la fin du recours à des tribunaux militaires pour juger des civils, une restructuration du ministère de l'Intérieur, et le respect des libertés et de la justice sociale. Mais les islamistes insistaient moins sur le départ des militaires du pouvoir. L'armée a promis de rendre le pouvoir aux civils à l'issue d'une élection présidentielle prévue avant juillet, mais nombre d'Egyptiens l'accusent de vouloir préserver ses privilèges et continuer à influencer la vie politique. L'opposant Mohammed ElBaradei a proposé vendredi une nouvelle feuille de route pour le pays, appelant "le Parlement à élire immédiatement un président par intérim", puis à former une commission pour rédiger une nouvelle Constitution. Un président, dont "les pouvoirs seraient définis par la nouvelle Constitution", serait ensuite élu, et un nouveau scrutin législatif suivrait. "Après un an de tâtonnement, il est temps de se mettre d'accord pour corriger le tir", a insisté M. ElBaradei.

C'est toute une nation qui pousse derrière les Panthères lors de la 2e journée du groupe C de la CAN 2012. Le Gabon affronte le Maroc à Libreville avec un objectif : s'imposer pour valider son billet pour les quarts de finale. Les supporters gabonais y croient. Ambiance à quelques heures du coup d'envoi. A quelques heures de la rencontre Gabon-Maroc, la fièvre monte dans la capitale gabonaise. Les supporters des Panthères se bousculent pour acheter des tickets d'entrée au stade. Les drapeaux du Gabon, les bandeaux et les tee-shirts portant l'effigie des Panthères sont vendus un peu partout dans les quartiers de Libreville. Une victoire du Gabon ce soir contre le Maroc est synonyme d'une qualification pour les quarts de finale. Il y a une mobilisation totale derrière l'équipe nationale. Le Gabon veut marquer l'histoire en rentrant pour la deuxième fois aux quarts de finale de la CAN. Les supporters des Panthères sont décidés à soutenir leur équipe. Nombreux seront au stade pour encourager Didier Ovono et ses coéquipiers. Ceux qui ne feront pas le déplacement pour le stade seront devant leurs postes de télévisions pour suivre les 90 minutes du match. Selon des sources concordantes, le marché des téléviseurs a connu un réel succès à la veille de cette compétition. " Toute ma famille sera au stade ce soir. Nous avons acheté des billets pour les trois premiers matches de l'équipe nationale. Nous sommes derrière elle et nous croyons fermement à notre qualification pour les quarts de finale. Les Panthères doivent suivre l'exemple donné par la Guinée équatoriale. Pierre Emerick Aubameyang et ses camarades ne décevront les espoirs de tout un peuple ", a déclaré Jean-Philippe Essono, supporter des Panthères. La rencontre de ce vendredi soir prend les allures d'une véritable fête à Libreville. De nombreux fonctionnaires, qui ont touché leurs salaires le 25 janvier dernier ont déclaré avoir réservé une partie de l'enveloppe pour fêter entre amis, lors des rencontres de l'équipe nationale, surtout en cas de victoire. C'est dans ce sens que beaucoup sont dans les bars chauds de Libreville depuis ce matin. " La fête continuera jusqu'à demain si les Panthères battent le Maroc ", a lancé un supporter trouvé dans un bar du quartier Cocotiers. Il y a deux jours, le coach des Panthères, Gernot Rohr avait affirmé aux journalistes que ses poulains aborderont le match sans complexe, avec détermination et sérénité, alors que l'entraîneur des Lions de l'Atlas, Eric Gerets déclarait " le match contre le Gabon sera très compliqué et difficile. " Rappelons que le Gabon et le Maroc ont déjà disputé 11 rencontres jusqu'à ce jour et le Gabon est sorti victorieux seulement sur 4 matches, 2-0, en 2002 à Libreville, 1-0 la même année à Rabat, 2-1 le 28 mars 2009 à Casablanca et 3-1 le 10 octobre 2009 à Libreville lors des éliminatoires de la CAN 2010.




























